Mercredi 1er juillet, 4h50, le réveille est difficile d’autant plus qu’il fait encore nuit.
Nous rangeons les affaires avec un unique objectif, faire vite afin d’éviter notre ma mésaventure de la veille. La canicule de cette année ne nous a pas aidé, mais nous n’avons pas à nous plaindre car au moins nous avons du beau temps. Nous ne sommes pas les seules à nous lever aussi tôt, notre couple de randonneur a décidé de faire de même (un couple anglais est debout également, peut-être font-ils la même étapes que nous).
Une fois la tente et les affaires rangées nous prenons le départ. La ville est encore endormie.

Comme nous l’avions prévu hier par apport à la carte IGN ça monte beaucoup ce matin, une partie du chemin se fait dans un petit sous bois, lorsque nous en sortons il y a des nuages tout autour de nous, le soleil commence à se lever et c’est un magnifique spectacle qui s’offre à nous, une mer de nuages s’étend à perte de vue, nous sommes les premiers à découvrir cela, l’on ne peut s’empêcher de s’arrêter pour admirer ce paysage.

Le dernier passage à gravir est assez étroit, il faut grimper avec les mains, je ne regarde pas à ma gauche, les nuages donnes une sensation de vide. Nous franchissons le Pic d’Irpala avec plus de 900m de dénivelé.
 
La suite du chemin se fait au milieu des crêtes, nous ne sommes pas seuls, nous croisons beaucoup d’animaux, des corneilles, des vautours, des milans royaux, des chevaux, des brebis…Cette partie est très agréable, ce sont les chemins que je préfère cela me rappelle le GR400, le vent se met à souffler a certains endroits, la chaleur est tout de même moins importante qu’hier.
Assise sur un rocher non loin de ces brebis, je prends le temps d’observer et d’écouter mon environnement. J’écoute le vent effleurer les brindilles d’herbe du sol, le petit cri des brebis. Au loin je vois les nuages, les montagnes, quelques chemins de route marqués par l’homme,et au loin le couple de randonneurs marchant sur nos pas. Cette journée au-dessus des crêtes est une des plus reposantes et des plus belles, nous sommes au dessus-du monde, au-dessus des nuages, nous sommes seuls fondus dans cette nature gigantesque qui a accepté de nous accueillir.
Cette randonnée ne possède pratiquement pas de plat, soit nous montons, soit nous descendons. Nous marchons sur le col d’Astate et continuons notre chemin vers le Pic de Buztanzelhay.
Dernière ligne droite avant l’arrivée à Saint-Etienne de Baigorry, cette partie est un peu plus difficile car nous quittons les crêtes pour longer la montagne, il n’y a plus de vent sur une cette face, il faisait très chaud depuis un moment, mais là-haut nous n’avons rien senti, cela est assez assommant.
Nous quittons le chemin pour rejoindre la route, une piste forestière, nous sommes d’ailleurs au bout de celle-ci. Nous marchons sur plusieurs mètres et prenons les quelques raccourcis coupant la route zigzagante. Sous cette chaleur le goudron se fait ressentir.
L’ombre d’un arbre nous fait signe, nous profitons d’y faire une pause, nous n’avons pas été les seuls invités, des traces d’un petit feu de camp et quelques bouts de bois faisant office de banc sont exposés au milieu de ce petit coin tranquille.
Nous reprenons notre route vers notre destination finale, les pieds nous font un peu mal sur cette route, ce sera comme ça sur plusieurs kilomètres (5km).

 

 

Nous nous reposerons au camping municipal pour lequel nous n’avons payé que 3€ par personne, c’est un très bon rapport qualité-prix car le camping est très bien entretenu ! Notre couple de randonneurs est arrivé bien plus tard dans la soirée, ils nous apprennent qu’ils arrêteront le lendemain car mal aux pieds, nous faisons également la connaissance « rapide » du couple d’anglais croisé ce matin, ils nous partagent leur repas, échangeons quelques petits mots en anglais, mais difficilement, au moins nous avions su dire merci.
Demain sera notre dernière étape, celle-ci sera plus facile qu’aujourd’hui, nous prendrons le train en direction d’Hendaye notre case départ.